L'apnée du sommeil : qui ? quoi ? comment ?

  1. C’est Quoi ?  On ronfle en dormant (la plupart du temps sans se rendre compte) et on fait des pauses respiratoires pouvant durer chacune jusqu’à 40 secondes !  On se réveille des dizaines voire des centaines de fois dans la même nuit sans s'en rendre compte (micro- réveils) : le cerveau nous réveille régulièrement pour que nous reprenions le souffle. Le cerveau et le reste du corps s’étant mal reposés la nuit, nous sommes fatigués dans la journée du lendemain.
  2. Alors quoi ? Le cerveau et l’ensemble du corps souffrent du manque d’oxygène chaque fois qu’on dort et ne se régénère pas. La mémoire, la vigilance et la concentration se dégradent. On est fatigué dans la journée, on peut même somnoler au volant et on est peu efficace au travail.
  3. Et puis quoi encore ?  Au fil des année, il survient divers problèmes de santé : le surpoids, hypertension artérielle, syndrome dépressif, anxiété et irritabilité, baisse de la libido, des accidents du travail, des accidents de la route (somnolence au volant), des AVC et infarctus du myocarde… etc. Le cancer survient plus facilement, le cerveau se dégrade plus vite et la démence arrive plus rapidement... Certaines maladies déjà existantes deviennent plus difficiles à soigner : l’épilepsie, l’excès de cholestérol dans le sang, le diabète, l’asthme, les allergies, l’obésité, les troubles bipolaires, la dépression… etc.
  4.  Ça vient d’où ? Il y a un obstacle sur les voies respiratoires supérieures (les fosses nasales, les sinus, la gorge, la forme des mâchoires...), ce qui empêche l’écoulement normal de l’air. Quand le poumon se gonfle, il aspire l’air qui passe par le nez et la bouche. Le passage étant rétréci, l’air force le passage, ce qui produit le RONFLEMENT; par moment, les tissus de la gorge se collabent  et bloquent l’air, c’est l’ APNEE.
  5. Chez qui ?  En général chez l’adulte à partir de 45 ans ; avec l’âge, il y a un relâchement des tissus mous dans l’ensemble du corps et donc de la gorge et de la langue qui est moins tonique. Le SAS est présent chez 5% de la population générale et 15 % à partir de 75 ans. Mais il n’y a pas vraiment d’âge. Un bébé de quelques mois ou un enfant plus grand peuvent souffrir du SAS, avec de grandes conséquences sur le développement et sur l’avenir : retard de croissance, retard du développement neurologique et psychologique, troubles du comportement (agitation), retard scolaire, TDHA, etc.
  6. Quels signes doivent alerter ? Ronflements quotidiens en dormant ; fatigue chronique ; somnolence durant la journée ; maux de tête au réveil le matin ; le pipi la nuit (nycturie) ; sensation d’étouffement ou de suffocation durant le sommeil ; réveils nocturnes fréquents ; sensation fréquente d’avoir mal dormi et d’être non reposé au réveil ; dégradation inexpliqués de la mémoire, de la concentration, de la vigilance ; sécheresse fréquente de la bouche et de la gorge au réveil ; mal de tête au réveil, irritabilité et mauvaise maîtrise émotionnelle, anxiété inexpliquée.
  7. Comment être sûr ? En bénéficiant d’un enregistrement du sommeil sur une nuit. L’examen de référence est la Polygraphie Ventilatoire Nocturne (PVN), en abrégé Polygraphie (PG) à votre domicile. Dans certain cas, il peut être nécessaire de compléter la PG par une Polysomnographie (PSG), possible à domicile, mais souvent lors d’une nuit d’hospitalisation.
  8. Où trouver un médecin qui pratique la PG ? Certains médecins spécialistes sont autorisés par la loi, à effectuer la PG pour dépister le SAS. 10 spécialités : Pneumologue, Cardiologue, Endocrinologue, ORL, Chirurgiens maxillo-facial, Médecin généraliste, Psychiatre, Médecin du travail, Physiologiste, Gériatre. Ils doivent pour cela suivre un cursus une formation spécifique validé par le conseil National de l’ordre des médecins (seuls les pneumologues ont d’emblée la dite formation incluse dans leur cursus de base).
  9. C’est remboursé par la sécurité sociale ? OUI, en totalité. Car il s’agit d’une médecine préventive sur un problème de santé publique IMPORTANT. Il s’agit de prévenir la survenue d’une grande quantité de maladies et d’éviter que le corps ne vieillisse dans des mauvaise conditions de santé.
  10. Ça se soigne Docteur ? OUI. Le traitement de référence est une machine comprimant de l’air pour le souffler doucement dans les voies aériennes afin de maintenir une Pression Positive Constante (PPC) dans la gorge. Il existe aussi un dispositif d’orthodontie luxant la mâchoire inférieure vers l’avant durant la nuit, appelé Orthèse d’Avancée Mandibulaire (OAM).
  11. Qui va me prescrire la PPC ou bien l’OAM ? Les médecins habilités à dépister le trouble (à travers un examen de polygraphie ventilatoire nocturne ou la Polysomnographie) ont également appris et sont donc autorisés à prescrire et surveiller une PPC ou une OAM. Ils vous orienteront également vers les prises complémentaires à la PPC ou à l’ OAM. Car la prise en charge du SAS  est pluridisciplinaire : tout en corrigeant le SAS, il est souvent utile de:
  • rechercher et corriger la cause du SAS : consultation ORL et/ou bien maxillo faciale ;
  • adapter les conditions du travail : médecin du travail
  • corriger le diabète et les troubles métaboliques : endocrinologue, physiologiste,
  • surveiller la tension artérielle et la fonction cardiaque : cardiologue
  • le tout sous la supervision naturelle du medecin traitant : medecin généraliste ;
  • traiter la dépression et l’anxiété : psychiatre

12. C’est remboursé par la Sécu ? Oui, en totalité.
13. Le SAS en quelques chiffres ?

  • 5% de la population générale souffre du SAS
  • avec l’âge, le trouble est plus fréquent : 15% chez les personnes âgés de 75 ans et plus
  • 50 % de patients chez qui on diagnostique le SAS ont dejà consulté un psychiatre au moins une fois
  • le psychiatre est donc le médecin spécialiste dont les patients sont le plus souvent porteurs du SAS
  • 95 % de malades du SAS ronflent en dormant ; mais : ils ne savent pas toujours eux mêmes qu’ils ronflent la nuit ; les partenaires sont souvent de mauvais témoins du ronflement du voisin ou de la voisine de lit, car ils ou elles dorment et ne l’entendent pas.

14. Le Dr FOGHA TATSAMBON sait-il s’occuper de tout çà ? Oui . Il le fait . Il en a l’expérience . Il a suivi une formation validée par l’Ordre des médecins et par l’Assurance maladie .